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La pensée de Stuart Hall, sociologue britannique d’origine jamaïcaine,  inspire largement cette exposition irriguée par ses analyses des « trois présences » – présence africaine, présence européenne, présence américaine – constitutives de l’identité afro-caribéenne.
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Le parcours de Kréyol Factory a été imaginé pour donner à voir et à sentir, en 7 espaces, les complexités d’un questionnement identitaire liées à l’histoire, à des processus de créolisations et aux effets de la mondialisation.

Audio: le scénographe Raymond Sarti
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La scénographie de Kréyol Factory expliquée par Raymond Sarti

Une mer en carton sur 3500 m2

Comment raconter l’histoire de peuples caribéens faites de traversées, de dérives, de migrations ?

Il fallait concevoir une scénographie qui offre comme support la place à une Odyssée, une « Mer métaphorique » constituée de flux, de reflux, de courants, s’est imposée pour livrer au public une image poétique de ces errances et de ces traversées.

Raymond Sarti
Raymond Sarti

«...le monde n’est pas blanc, le monde est constitué de noirs, de marrons, et de beiges…» , cette citation d’Aimé Césaire a inspiré la réflexion sur cette scénographie faite de métissages, de conjugaisons, de mélanges.

Au regard de toutes les œuvres exposées à la facture parfois brute et riche, il convenait  non seulement de trouver une écriture spatiale qui en permette la lecture mais également une palette de matériaux restreinte qui les fasse résonner.

C’est pourquoi cette mer métaphorique a été fabriquée en carton, travaillé comme une matière noble, une matière métisse, un bruit contemporain.
Elle submerge la grande halle sur 3500m2 avec des vagues atteignant parfois 12 mètres de haut.
Le sol en miroir viendra alléger, créer un écho à cette scénographie- paysage improbable.
Le parcours du public sera comme un courant marin, sinueux menant chacun de nous d’espaces en espaces.
La lumière créera un climax propre à chacune des séquences. Le graphisme discret accompagnera chacune des parties de cette Odyssée.

Les espaces documentaires constitués de tours de tôle ondulée seront autant de phares, de balises, d’escales pour le visiteur /voyageur qui naviguera ainsi dans cette poétique mer de carton.

Raymond Sarti
Scénographe

 

 

 

Les 7 espaces de l'exposition:

 

1. Traversées
Les communautés humaines des territoires ultra-marins sont majoritairement constituées de victimes de la traite. Les artistes témoignent de cette mémoire.

2. Le trouble des genres
Ou comment la violence de l’esclavage a engendré la violence dans les rapports de genre.

3. L’Afrique « communauté imaginée »
L’Afrique, pays de l’origine pour les descendants d’esclaves, est une référence fantasmée qui imprègne la vie culturelle, notamment dans les pratiques religieuses et musicales.

4. Noir comment ?
Le système de domination coloniale a généré une hiérarchie de valeurs fondée sur celle du Blanc, hiérarchie prise comme référence obligatoire par les colonisés participant ainsi malgré eux à l’établissement de rapports sociaux racialisés.

La couleur de la peau n’est pas un déterminant univoque, mais s’avère à la fois un enjeu de pouvoirs sociaux et d’autoreprésentation par rapport à l’Autre.

5. Des îles sous influences
Le colonialisme a créé un lieu équivoque de division et d’intégration, de pouvoir et de résistance, de refus et de reconnaissance.
Dans « les îles françaises », la départementalisation a-t-elle mis fin à l’ambivalence des relations avec la métropole ?
Et comment se traduit l’influence d’une grande puissance comme les États-Unis d’Amérique en Jamaïque, à Porto Rico ou encore dans l’archipel des Chagos dans l’Océan Indien ?

6. Les Nouveaux Mondes
« Les Nouveaux Mondes » sont les espaces où, à partir d’une histoire commune, s’est forgée une culture faite d’hybridation, de syncrétisme, de fusion d’éléments issus d’influences amérindiennes, africaines, européennes, asiatiques… Ces processus de créolisations s’expriment dans les langues, les cuisines, les fêtes et carnavals…

Ces particularismes sauront-ils résister au consumérisme, à l’uniformisation des modes de vie induits par la mondialisation ?

7. Chez soi - De loin
Comment vivent les communautés caribéennes, réunionnaise et guyanaise à Paris, les Jamaïcains à Londres, les Haïtiens et Portoricains à Miami ou a New York ? Selon les générations, le niveau social, le contexte culturel ou sociétal, l’assimilation est différente, sou¬vent douloureuse, jamais évidente. De quelle manière apparaissent les signes d’une nostalgie de la terre d’origine ? Comment s’inventent de nouveaux sentiments d’ap¬partenance, selon que l’on est natif d’une île lointaine ou héritier d’une mémoire familiale ?

 

 
 

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